Ce qui compte réellement dans le calcul des 5 m²
La règle porte sur l'emprise au sol, c'est-à-dire la projection verticale de la construction sur le terrain, murs extérieurs compris. Ce n'est pas la même chose que la « surface de plancher » utilisée pour les bâtiments d'habitation : pour un simple abri de jardin sans étage ni aménagement intérieur cloisonné, c'est bien l'emprise au sol qui sert de référence unique pour les seuils de 5, 20 et 40 m².
Débords de toit, terrasse et rangement accolé
Un débord de toiture limité (quelques centimètres d'avancée pour l'écoulement de l'eau) n'est en général pas compté séparément, mais une terrasse couverte accolée, un auvent ou un rangement supplémentaire jouxtant l'abri peuvent s'additionner à l'emprise au sol totale du projet. Sur les modèles de cette page, aucun n'annonce d'extension de ce type sur sa fiche Amazon, mais le réflexe à garder si vous complétez l'installation après coup (auvent ajouté, terrasse en bois construite contre l'abri) : l'addition des surfaces peut faire franchir le seuil même si l'abri seul reste en dessous.
Un abri en kit reste soumis à la même règle
Le fait qu'un abri soit vendu en kit, démontable ou simplement posé sans fondation ne le dispense pas du calcul de l'emprise au sol : la règle porte sur la présence d'une construction close et couverte à un instant donné, pas sur son mode de fixation. Seules les installations réellement temporaires (quelques jours, retirées ensuite) échappent au régime des autorisations d'urbanisme, ce qui ne correspond à aucun des usages visés par les abris comparés ici.